Droit de l'Union Européenne
Voir concernant les réformes des retraites en matière et l’inégalité homme/femme dans le chapitre autres droits de la famille, car cela concerne aussi le Droit de l’Union Européenne et le Droit Européen, au sens de la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme (CEDH).
Le 28 février 2011
vers un quotidien plus européen
se soigner en Europe
Ci-après le texte de la directive santé adoptée ce jour par le Conseil Européen pour faciliter la vie des européens qui circulent en Europe:
-reste que les pays ont 30 mois pour la transposer dans leur droit national,
-il y a aussi des limiataiotns importantes.
La directive relative aux soins de santé transfrontaliers
a été adoptée
Le Conseil a approuvé aujourd'hui
1 les amendements du Parlement européen relatifs à unprojet de directive visant à faciliter l'accès à des soins de santé transfrontaliers sûrs et de
qualité et à promouvoir la coopération en matière de soins de santé entre les États membres
2 Les amendements du Parlement européen reflètent lecompromis en deuxième lecture auquel sont parvenus la présidence belge et les
représentants du Parlement européen lors du trilogue informel du 15 décembre 2010.
Conformément à l'article 294 du traité de Lisbonne, la directive relative aux soins de santé
transfrontaliers est désormais adoptée. Les États membres disposeront d'un délai de 30
mois pour transposer les dispositions de la directive dans leur législation nationale.
Cette nouvelle directive clarifie les droits des patients qui se font soigner dans un autre État
membre et vient compléter les droits dont les patients jouissent déjà au niveau de l'UE en
application de la législation relative à la coordination des systèmes de sécurité sociale
(règlement (CE) n°883/2004). Elle répond au souhait du Conseil de respecter pleinement la
jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne concernant les droits des
patients en matière de soins de santé transfrontaliers, tout en préservant le droit des États
membres d'organiser leur propre système de soins de santé.
1
La décision a été prise sans débat, lors de la session du Conseil Transport,
Télécommunications et Énergie qui s'est tenue à Bruxelles.
2
Les délégations autrichienne, polonaise, portugaise et roumaine ont voté contre, et
la délégation slovaque s'est abstenue.
La nouvelle directive contient en particulier les dispositions suivantes:
•
en règle générale, les patients seront autorisés à bénéficier de soins de santé dans unautre État membre et seront
remboursés à hauteur des coûts qui auraient été pris encharge par l'État membre d'affiliation
, si ces soins de santé avaient été dispensés surle territoire de celui-ci;
•
au lieu de rembourser le patient, les États membres d'affiliation peuvent égalementchoisir de
payer directement le prestataire de soins;•
si des raisons impérieuses d'intérêt général le justifient (telles que la nécessité deplanifier pour garantir une accessibilité permanente à une gamme équilibrée de soins de
qualité ou la volonté de maîtriser les coûts et d'éviter tout gaspillage de ressources), un
État membre d'affiliation peut limiter l'application des règles de remboursement
relatives aux soins de santé transfrontaliers;
•
les États membres peuvent introduire un système d'autorisation préalable pour gérer leséventuels flux sortants de patients
. Ce système est toutefois limité aux soins de santésoumis à des exigences de planification, tels que les soins hospitaliers (définis comme
des soins qui impliquent que le patient séjourne à l'hôpital pendant la nuit), les soins qui
nécessitent un recours à des infrastructures ou des équipements médicaux hautement
spécialisés et coûteux, les soins associés à des traitements exposant le patient ou la
population à un risque particulier ou les soins dispensés par un prestataire dont la qualité
ou la sûreté des soins pourrait susciter de graves préoccupations
1.•
afin de gérer les flux de patients entrants et de garantir un accès suffisant etpermanent aux soins de santé sur son territoire, un État membre de traitement peut
adopter des mesures relatives à l'accès aux soins si des raisons impérieuses d'intérêt
général le justifient (telles que la nécessité de planifier pour garantir une accessibilité
permanente à une gamme équilibrée de soins de qualité ou la volonté de maîtriser les
coûts et d'éviter tout gaspillage de ressources);
•
les États membres devront mettre en place des points de contact nationaux chargés defournir aux patients des informations sur leurs droits de bénéficier de soins
transfrontaliers et sur les aspects pratiques, comme par exemple des informations
relatives aux prestataires de soins de santé, à la qualité et à la sécurité des soins, et à
l'accessibilité des hôpitaux pour les personnes handicapées, afin que les patients
puissent choisir en connaissance de cause;
1
Un État membre d'affiliation peut refuser d'accorder une autorisation préalable
si le patient souhaitant bénéficier de soins de santé transfrontaliers est exposé à des
risques de sécurité inacceptables, si le grand public est exposé à un risque de
sécurité considérable, si les soins de santé doivent être fournis par des prestataires
au sujet desquels de sérieux doutes planent quant au respect des normes et des
orientations en matière de qualité et de sécurité ou si les soins de santé peuvent être
dispensés sur son territoire dans un délai acceptable sur le plan médical.
la coopération entre les États membres en matière de soins de santé a été renforcée,
par exemple dans le domaine de la santé en ligne et grâce à la création d'un réseau
européen qui regroupera, sur une base volontaire, les autorités nationales chargées de la
santé en ligne; les maladies rares constituent un autre domaine de coopération dans
lequel la Commission devra aider les États membres à coopérer dans le domaine des
capacités de diagnostic et de traitement;
•
la reconnaissance des prescriptions établies dans un autre État membre s'estaméliorée. D'une manière générale, si la mise sur le marché d'un médicament est
autorisée sur leur territoire, les États membres doivent veiller à ce que les prescriptions
établies pour ce médicament dans un autre État membre puissent être délivrées sur leur
territoire conformément à leur législation nationale;
•
la vente de médicaments et de dispositifs médicaux par Internet, les prestations desoins de longue durée
dans des maisons de retraite, et l'accès aux organes et leurattribution aux fins de
transplantation ne relèvent pas du champ d'application de ladirective.
Autres actualités de la catégorie : Droit de l'union européenne
- avril 2010
- février 2009